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Vendredi 07 Septembre 2007

 

Eh the man next world

I know you will come after my time expiration

Eh the man next world my life is in your hand

And my futur sleeps where

By your hand

You end my life

Eh the man next world

It seems like your world is near

So close to my eyes

So close to my heart

And one day you'll touch it

Kiss my heart when you want to

But let me live what I have to

Tomorrow I will be your subscriber

Today I'm a life believer

Eh the man next world

Do I even know that you are here

Every step I do

Kiss each of yours deeper and deeper

until I fall in your arms

Which wait for my time expiration

You're so close to my eyes

So close to my heart

And my feet believe in running away from you

But they run away to you

Eh the man next world

Eh the man next to me

You smoke my life

Seriously I'm your Marlboro light

You'll throw away the cigarette-end

Then I'll be buried at the end

Many things you've done

Prepare my life under the grave

Maybe you'll kill me again there

To put me again here

And kill me later

To put me where I was earlier

Eh the man next world

I'm still alive

 

 

 

 

publié par danu publié dans : danustyle
Jeudi 09 Août 2007

 

Dis moi ce que tu veux

Et je te dirais ce que tu caches

Et tes yeux s'ouvriront sur le monde

Et sur les hauteurs de l'infini éparse

Cet infini que ton coeur voit

Et que ta larme agrippe une fois

Dès que ton oeil songe inconscient sur la terrasse

A voir la rue où tous abonde

publié par danu publié dans : danustyle
Dimanche 15 Juillet 2007
 
Minuit. Tout est calme. Tout est noir. L’atmosphère est latente. Et l’air pareil à de l’encens enivre, transporte, bouleverse les sens jusqu’à en extirper même la raison. J’ai du mal à croire qu’il est si tard, tant la rue est bruyante, foisonnante d’âmes qui partent et qui reviennent sans savoir en fait où elles partent ; et d’où elles reviennent. Elles s’ignorent ; et pour celles qui se reconnaissent, elles se saluent à peine. Un « bonsoir » à peine remué du bout des lèvres, une main à peine levée, comme si pour elles se toucher voulait dire se frôler. Elles se parlent doucement, mais bruyamment, et chaque mot qu’elles se prononcent à la teneur d’un tambour. Et puis elles grelottent toutes. Sentent-elles ma présence ? J’en doute ; leurs sens en éveil, mais pas suffisamment, ne sont pas disposés à leur en apprendre d’avantage sur ce que je suis. Dès lors elles en savent peu. Excepté ce qu’elles doivent savoir : un jour elles s’éteindront. J’avance. A pas lents. A chaque frottement avec l’une de ces âmes, je la comprend, je la saisi, et je la cerne. J’avance. A pas lents. Et chaque frottement est une autre découverte, un nouveau voyage vers une Amérique toujours différente au début, mais toujours la même à la fin. Chaque âme brille, étincelante comme une étoile, et chacune d’entre elles s’éteint, doucement, comme une bougie. Aussi vrai qu’elles naissent comme par miracle, elles s’en vont tout aussi miraculeusement, laissant derrière, leurs empreintes, plaquées, indélébiles. Je capte encore plus facilement celles-là. Celles qui ne sont plus. Je les sens. Je touche leur essence même et je sais ce qu’elles exerçaient comme profession, leurs différents goûts, leurs caprices, leurs erreurs, leurs peines, leurs joies, leurs défauts, leurs qualités, leurs succès en tant qu’avocat, en tant que dealer, en tant que maçon, en tant que plombier, leurs échecs en tant que père, leurs désespoirs en tant que mère, et tout les vices embrassés sans demi mesure, jusqu’aux larmes versées en secret devant un crucifix, en tant que fils. La douleur des disparus est plus vivante que celle de ceux qui respirent encore et je trouve que ces  âmes éteintes sont plus brillantes que jamais. Sont-elles vraiment parties ? La rue semble ne pas vouloir se vider. Il est minuit et toujours cette même foule, ces mêmes va-et-vient, et ce même orchestre de klaxons, de murmures, d’indifférences. Partout on semble faire ombrage au silence et la sensibilité aux choses les plus essentielles tombe. Ces âmes sont égarées et chaque heure qui passe est un prétexte pour l’être d’avantage car croyant œuvrer pour saisir le monde qui les entoure, elles travaillent à corrompre leurs chances de comprendre ce monde. Elles n’ont pas sût se comprendre entre elles. Elles évoluent toutes dans un langage indiscernable pour le prochain. Les guerres en sont la réponse. Et l’espace, l’évasion de demain. Toutes étoiles qu’elles sont, elles sont émerveillées par celles suspendues au dessus de leurs têtes, au lieu de l’être par l’herbe qu’elles foulent de leurs pieds, de l’eau qu’elles boivent de leurs bouches, du sable qu’elles prennent dans leurs mains, et de l’air que leurs poumons appèlent et rejettent en une mélodie que l’au-delà jalouse. Elles devraient contempler leurs yeux bleus, noirs, marrons, verts... Pour en saisir la magie car le monde s’y cache. Elles veulent découvrir le lointain pour se connaître, mais le lointain n’est jamais que le reflet de ce que nous avons. Toutefois après y être allé, elles en reviennent perdues et dispersées. Les guerres en sont la réponse. La terre est ronde et la beauté de cette sphère réside sur la paume de celui qui la tient. Elles la tiennent. Mais elles la tuent. Aussi leur paume est-elle propre ? Elles n’ont pas su se regarder dans les yeux parce qu’elles ont regardé leurs peurs et le pain qu’elles amasseront ; elles se sont évadés du paradis pour accepter de souffrir. Cependant, au détour d’un chemin elles me rencontrent. Elles ne le choisissent pas. Moi non plus. Elles viennent à moi sans le savoir et sans le vouloir je les prends par la main qu’elles me tendent. C’est alors qu’elles s’éteignent. C’est alors que pour elles c’est la fin. C’est alors que je les vois, plus claire que jamais, comme si, soudainement, elles étaient une partie de moi. Ainsi je sais ce qu’elles étaient avant de s’éteindre. J’avance. Je marche doucement sur le trottoir et devant moi se tient une prostituée. Elle se tient adossée à un mur et semble avoir les yeux posés sur l’autre versant de la rue qui est lui, tout aussi bondé que celui où elle se trouve. Elle observe, minutieusement une de ses amies apprivoiser un groupe d’hommes avant de se voir inviter à l’arrière de leur véhicule. Puis la prostituée se dresse, observe, hésite, observe encore, se décide. Elle marche, s’arrête, regarde à gauche, regarde à droite et se met à traverser. Mon regard se détourne d’elle. Devant moi de jeunes gens sont assis à même le sol. Ils rient tous aux éclats, ils semblent être heureux, à leurs pieds sont disposées des seringues, et à chaque passant ils font des grimaces puis, ayant présagé la réaction d’esquive de celui-ci, ils rient encore plus fortement. Je les regarde et je vois cette fille au milieu de ces garçons. Sa peau est si claire et ses yeux si sombres ; ses yeux sont si perdus, si lion d’ici, son rire est si vivant, si proche, si chaleureux, et ses yeux si éloignés de cette joie que ses lèvres arrachent à sa peine. Elle se lève. Elle danse. Elle s’exhibe et tout son corps se balance, lentement, très lentement…Une mélodie la guide et on ne sais pas laquelle. Mais chacun de ses mouvements est comme une note, comme une clé pour aider à reconstituer cette mélodie. La fille tourne, tourne, et son corps se balance encore et lentement, lentement, et lentement je découvre le tic-tac qui résonne dans sa tête. Son corps semble laisser s’échapper des ondes et ses bras pendus dans les airs embrassent des contrées lointaines, cachées dans le réel et que l’œil occulte. Elle est télé portée dans un monde où il fait moins mal qu’ici, pendant que le bonheur y est travesti pour un court moment parce que, malheureusement, il semble ne pas l’être. Soudainement elle s’arrête. Les garçons se mettent à hurler et la jeune qui dansait, tranquille, hurle aussi. C’est alors que je me retourne. En plein milieu de la chaussée la prostituée se tient. Elle me dévisage longuement. Je la regarde maintenant plus attentivement qu’auparavant. Elle est debout non loin de moi, puis avance dans ma direction pendant qu’autour d’elle tout le monde cri et s’affole. Alors j’avance vers elle, ignorant le brouhaha grandissant, les jurons qui fusent et les appels au secours qui montent à la vue du spectacle. Lorsque nous nous rencontrons je m’arrête et pour toute réponse la prostituée me tend sa main. Je la regarde. Elle gît sur le sol dans une mare de sang, un automobiliste se lamente et en appelle à Dieu. Je la regarde. Elle est debout, le corps intact et le visage neutre. C’est l’heure. Je prends sa main et je la découvre ; une autre Amérique. Elle s’appelle Leila et elle a trente ans :
-Il est tant de partir.
-Où ?
-Tu verras.
Ses yeux veulent en savoir d’avantage et ils se font insistants, interrogatoires. La seule réponse que je peux lui donner est celle que les larmes de sa vie n’attendent pas et que je ne puis lui dire. La seule chose que j’ose est sa main dans la mienne, ses pas derrière les miens et son corps maintenant occulté par les yeux des siens, qui désormais la nommeront « décédée ».La vie de l’homme est si trouble et si brouillard que la pierre tombale ne la résume que pour décorer, en deux années : l’une pour la naissance, l’autre pour la mort. « Leila M… 1964-2007 ». Voilà le résumé d’une vie. « Elle est morte. ». Voilà le résumé d’une mort.
 
publié par danu publié dans : danustyle
Mercredi 23 Mai 2007

 

Où ma peine repose

Le vent  s'évade et la lune plus noire que l'ombre

Prête sa parure jaune au prince de la mélancolie

Mon coeur aride d'allégresses pleure

Encore plus que le ciel en saison de pluie

La terre mouillée ensevelie mes pieds

Mon espoir estropié est à bout de souffle

Ma vie à genoux aux pieds de la haine

S'agrippe au mât de l'oubli

Je pleure

Je pousse le cri des laissés pour compte

Le cri des orphelins

Et celui des autres

Ceux qui n'ont pas de cri du tout

Ceux qui versent simplement une larme

Ceux qui versent une larme car leur espoir est mort

 

Et puis je me dis

Le pire se cache derrière le plus bel instant de rire

Derrière la naissance d'un enfant

Derrière la vague qui suit le surfeur

Derrière tout ce que nous trouvons précieux

Jusqu'au jour où le coeur saigne

Où une larme coule

où l'espoir pâlit

A chaque mètres de l'existence

Le bonheur s'affaisse

Le pire s'élève plus haut dans le ciel

Jusqu'à ce que nous prenne l'oubli

Ainsi où ma peine repose

Le soleil s'échappe et cache ses rayons sous ses bras

Prêtant son manteau jaune au prince de l'ennui

Pendant que mon coeur aride d'allégresses pleure

Encore plus que le ciel en saison de pluie  

publié par danu publié dans : danustyle
Mercredi 18 Avril 2007

Je dilue ma peine dans l'écrirure

Je suis plus fort avec ma plume

Mon encre est ma larme

Ma feuille est ma purge

Je répand mon coeur sur chaque page

Et à chaque page je me découvre

A chaque page j'appèle les mots

Afin de noyer mes maux

Je me sens un autre

Je me sens force

Je me sais fougue

Je voyage en moi

Je suis un désert

Je suis le Sahara

Des dunes de peines mon coeur regorge

Une tempête de sable

C'est ce tumulte en moi

J'ai peur

Je tremble

Je faiblis

Je faillis

L'écriture arrive

Ma main la saisit

Ma main la tient ferme et je vole

Je suis au dessus du vent

Ma plume me calme

Ma plume me détend

Et ma peine est diluée

publié par danu publié dans : danustyle
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